Un contrat SaaS bien structuré ne se limite pas aux obligations principales des parties. Il est donc essentiel de ne pas négliger les annexes.
Il est primordial d'inclure des annexes adaptées afin que le lecteur, n'ayant pas participé aux échanges de négociation, puisse comprendre clairement l'objet du contrat, et de minimiser les risques pour les parties impliquées. En effet, l'absence d'annexes détaillées peut créer une incertitude quant aux engagements et aux responsabilités de chacun.
Voici les documents essentiels, sans s'y limiter, à prévoir dans un contrat SaaS.
Cette annexe précise ce que couvre le service SaaS :
C'est une annexe très importante dans la mesure où elle va permettre à un tiers (par exemple un juge en cas de litige) de comprendre l'objet du logiciel et son mode de fonctionnement.
Le SLA fixe les engagements du prestataire en matière de performance :
Ce document protège le client en cas de défaillance et incite le prestataire à garantir un service optimal. Pour aller plus loin, consultez mon article sur les bonnes pratiques SLA.
Lorsqu'un prestataire SaaS traite des données personnelles pour le compte d'un client, un Data Processing Agreement (DPA) est obligatoire, afin de respecter l'article 28 du RGPD. Ce document formalise notamment :
Il est possible d'utiliser des clauses proposées par la CNIL comme base de travail afin de s'assurer d'inclure les éléments essentiels. La gestion des sous-traitants et de leurs accès aux données doit également être traitée dans le DPA.
Ce plan décrit les stratégies du prestataire pour garantir une infrastructure résiliente en matière de sécurité et de qualité du service :
Il peut également prendre la forme d'un document de sécurité. Je recommande qu'il soit rédigé par l'équipe technique ou sécurité, et qu'il soit relu par l'équipe juridique, afin d'éviter toute contradiction entre ce document et le contrat. Pour approfondir le sujet de la sécurité dans un contrat SaaS, consultez l'article dédié.
Un plan de réversibilité précise les conditions d'export des données en fin de contrat : formats de restitution, délais, assistance éventuelle du prestataire. Depuis l'entrée en application du Data Act, la portabilité des données est devenue un droit renforcé pour les clients SaaS. Anticiper cette annexe évite les blocages au moment de la sortie et démontre la transparence de l'éditeur. Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez l'article sur la résiliation et le Data Act.
Il est possible d'inclure d'autres annexes lorsque cela est pertinent (code de conduite, plan de formation, etc.). Mais les annexes décrites ci-dessus constituent le socle minimum d'un contrat SaaS bien structuré. Les négliger, c'est créer des zones d'ombre qui se transforment en litiges. Pour une vue d'ensemble complète, consultez le guide de contractualisation SaaS. Si vous souhaitez revoir vos annexes, prenez rendez-vous.


Le Data Act transforme la relation client SaaS. Résiliation facilitée, portabilité des données, fin du lock-in : les CSM sont au cœur de cette transition.

Pourquoi et comment un avocat peut structurer le déploiement d’un CLM en startup, sécuriser les contrats, les templates et les playbooks sans équipe juridique interne.
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