Un contrat SaaS définit les obligations du prestataire et du client. Mais jusqu'où s'étend réellement la responsabilité de l'éditeur du logiciel ? En cas de panne, de perte de données ou de cyberattaque, qui assume les conséquences ? Une mauvaise répartition contractuelle des risques peut coûter cher.
Voici ce qu'il faut savoir pour sécuriser votre contrat.
Le prestataire SaaS garantit en général un niveau de disponibilité via un SLA (Service Level Agreement). Ce document fixe le taux d'accessibilité du service (ex. : 99,9 %), les délais d'intervention et les compensations en cas de non-respect. Le prestataire SaaS est responsable du bon hébergement de son service. Il doit s'assurer d'avoir des garanties contractuelles solides avec son propre hébergeur afin de limiter son exposition aux risques.
Les points suivants sont à vérifier dans le contrat entre l'éditeur SaaS et le client.
Côté client :
Côté fournisseur :
La sauvegarde des données est un point sensible. Un prestataire SaaS a systématiquement une obligation de sauvegarde des données en raison de la nature de son service. Un contrat SaaS doit préciser qui est responsable de la conservation et de la récupération des informations en cas d'incident.
Côté client :
Côté fournisseur :
Une attaque informatique peut entraîner un vol de données ou une interruption du service. Le prestataire SaaS a systématiquement une obligation de sécurité, mais son périmètre varie selon le contrat. Il doit garantir un niveau de protection conforme au standard de l'industrie, et assurer la surveillance de son infrastructure, la gestion des accès et la protection des données clients. La responsabilité du prestataire dépend toutefois des engagements contractuels définis avec précision dans le contrat.
Côté client :
Côté fournisseur :
Au-delà des engagements contractuels, le RGPD impose des obligations spécifiques en cas de violation de données personnelles. Le responsable de traitement doit notifier la CNIL dans un délai de 72 heures (article 33 RGPD), et informer les personnes concernées si la violation présente un risque élevé pour leurs droits et libertés (article 34 RGPD). Le contrat SaaS doit prévoir les modalités de cette notification entre l'éditeur (sous-traitant) et le client (responsable de traitement), ainsi que les délais et le contenu de l'alerte. Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques de documentation technique en SaaS, qui contribuent à la transparence en matière de sécurité.
La sécurité d'un SaaS ne repose pas uniquement sur la technique. Elle repose aussi sur la qualité du cadre contractuel qui l'encadre. Un SLA précis, des engagements de sauvegarde documentés et une politique de réponse aux incidents claire permettent de limiter les conséquences d'un problème — et surtout de savoir qui fait quoi quand il survient. Pour une vue d'ensemble des clauses à prévoir, consultez le guide de contractualisation SaaS. Si vous souhaitez sécuriser vos clauses sur ce point, prenez rendez-vous.


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