Les fintechs sont des éditeurs de logiciels qui opèrent dans un secteur réglementé — celui des services financiers. Cette double nature crée une complexité spécifique au dépôt de marque : il faut couvrir à la fois l'activité technologique et l'activité financière, qui relèvent de classes distinctes.

Avant tout dépôt, vérifiez que votre marque est disponible et déposable. Pour le processus complet, consultez le guide dépôt de marque.

Classe 36 : le cœur de l'activité financière

La classe 36 couvre les services financiers au sens large : services bancaires, assurances, prêts, services de paiement électronique, transfert de fonds, gestion de portefeuille, services liés aux crypto-actifs, et services d'informations financières.

C'est la classe incontournable pour toute fintech, qu'il s'agisse d'une néobanque, d'une application de paiement, d'une plateforme de prêt, d'un outil de gestion financière ou d'un service de transfert d'argent. La liste doit être adaptée à votre activité réelle — une plateforme de crowdfunding ne dépose pas les mêmes services qu'un agrégateur de comptes bancaires.

Classe 42 : la plateforme technologique

Comme tout éditeur de logiciel, la fintech a besoin de protéger sa dimension technique. La classe 42 couvre le SaaS, le cloud computing, le développement de logiciels, l'hébergement de serveurs. Si votre fintech est aussi un fournisseur de technologie pour d'autres acteurs financiers (modèle BaaS — Banking as a Service), la classe 42 est d'autant plus importante.

Pour les spécificités du dépôt SaaS, consultez l'article sur les classes pour une marque SaaS.

Classe 9 : l'application

Si votre fintech propose une application mobile ou un logiciel téléchargeable, la classe 9 couvre le produit en tant que tel : applications mobiles, logiciels (programmes enregistrés). Pour les spécificités du dépôt d'application mobile, consultez l'article sur les classes pour une marque d'application mobile.

Classes complémentaires

Classe 35 — si votre fintech inclut des fonctionnalités d'analyse commerciale, de reporting financier pour entreprises, ou d'intermédiation entre acheteurs et vendeurs.

Classe 38 — si l'application inclut de la messagerie, des notifications ou de l'accès à des bases de données en temps réel.

La spécificité des fintechs : les termes descriptifs

Les fintechs choisissent souvent des noms évocateurs du secteur financier — qui frôlent la descriptivité. « PayFast », « QuickLoan », « CryptoBank » sont des exemples de marques qui risquent un refus à l'enregistrement pour manque de distinctivité. Vérifiez ce point avant de vous concentrer sur les classes.

Le dépôt de marque d'une fintech nécessite de couvrir à la fois le service financier (classe 36) et la plateforme technique (classe 42). L'un sans l'autre laisse un vide dans votre protection. Si vous souhaitez déposer votre marque fintech, prenez rendez-vous.

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