Il est désormais presque impossible, pour toute entreprise, de se passer d'une phase de développement informatique. Qu'il s'agisse d'un site internet, d'un logiciel métier ou d'un service SaaS, il est parfois difficile de procéder à ces développements en interne. Vous devez donc faire appel à un prestataire informatique.
Je vois trop souvent des cas où le processus de développement n'a pas été clairement défini, ce qui entraîne des contestations à la livraison ou au paiement. De même, il n'est souvent rien prévu pour la cession des droits de propriété intellectuelle sur les développements. Il est donc préférable de conclure un contrat de prestations régissant ces problématiques.
Le contenu du contrat de développement informatique peut varier selon les cas, mais des clauses communes s'y retrouvent généralement :
Pour une analyse détaillée de chaque clause, consultez mon article sur les clauses indispensables d'un contrat de développement logiciel. Si la mission est en régie, consultez également l'article sur le contrat de freelance en régie.
Le code informatique, qu'il s'agisse de celui qui compose un site web, un logiciel, ou tout autre développement, est susceptible d'être protégé par le droit d'auteur. Si vous commandez un développement, il convient de vous assurer que sa propriété intellectuelle vous soit bien transférée.
L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle indique qu'en l'absence de cession du droit d'auteur par contrat, en respectant un formalisme spécifique, le développeur reste titulaire de tous les droits sur les développements. Le contrat doit inclure le détail des droits cédés, la durée de la cession, le territoire, le prix de la cession, et la destination des droits cédés.
À défaut, les droits de propriété intellectuelle ne sont pas cédés. Vous ne serez pas propriétaire de vos développements, ce qui pourra avoir un impact sur votre activité future. Pour approfondir ce sujet, consultez l'article sur la propriété intellectuelle en SaaS.
En cas de levée de fonds, les investisseurs potentiels vérifient systématiquement que l'entreprise détient bien l'intégralité des droits de propriété intellectuelle sur ses développements. Si des contrats de cession sont manquants ou mal rédigés, cela peut constituer un frein à l'investissement ou entraîner des retards significatifs dans le processus de due diligence. Mieux vaut traiter cette question dès la phase contractuelle initiale. Pour une vue d'ensemble, consultez le guide de contractualisation SaaS.
Faire appel à un développeur sans contrat, c'est prendre un risque sur la propriété de vos développements, sur les délais et sur votre capacité à réagir en cas de problème. Un contrat clair ne ralentit pas le projet — il le sécurise. Si vous souhaitez faire rédiger ou revoir un contrat de développement, prenez rendez-vous.


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