Le contrat de développement logiciel est souvent perçu comme un simple cadre juridique autour d’un projet technique.
Un logiciel mal contractualisé devient rapidement une source de blocages : livrables contestés, retards non encadrés, conflits sur la propriété intellectuelle, facturation litigieuse.
Ces situations ne viennent pas du projet en lui-même, mais d’un contrat incomplet ou imprécis.
L’objectif de cet article est simple : vous donner une checklist claire des clauses indispensables, avec une explication concrète de leur utilité, pour éviter les erreurs classiques.
Un contrat de développement ne peut pas reposer sur une description vague du projet.
Il doit préciser :
Cette description peut figurer dans le contrat ou être renvoyée à un document annexe. Sans cela, il devient impossible de déterminer si le prestataire a correctement exécuté sa mission.
Un périmètre flou est la première cause de litige.
Le cahier des charges n’est pas un document accessoire.
C’est la référence centrale du projet.
Il doit décrire :
Un bon réflexe consiste à préciser que :
Sans cette clause, le projet dérive presque systématiquement.
Un contrat de développement ne porte pas uniquement sur du code.
Les livrables doivent être listés précisément :
Chaque livrable doit être associé à :
Ce niveau de détail évite les discussions sur ce qui devait, ou non, être livré.
La recette est l’étape qui permet au client de vérifier la conformité des livrables.
Le contrat doit prévoir :
Il est fortement recommandé pour le prestataire de préciser que :
Sans clause de recette, le projet n’est jamais vraiment terminé.
La facturation doit être alignée avec l’avancement réel du projet.
Le contrat doit préciser :
Exemples de jalons pertinents :
Il est également utile de prévoir :
Un paiement mal structuré déséquilibre la relation dès le départ.
En droit français, le code appartient par défaut au développeur, sauf cession expresse.
Si le client souhaite être propriétaire du logiciel, le contrat doit impérativement contenir une clause de cession conforme, avec toutes les mentions obligatoires.
La clause doit préciser :
Une clause incomplète est juridiquement nulle. C’est l’un des pièges les plus fréquents dans les contrats de développement.
La question de l’open source est souvent oubliée.
Le contrat doit prévoir :
Il est recommandé d’imposer :
Cela évite toute surprise lors d’une exploitation commerciale du logiciel.
Le développeur n’est pas tenu à une obligation de résultat absolu.
Le contrat doit encadrer :
Le plafond est généralement fixé :
Un projet logiciel dépend souvent des informations fournies par le client.
Le contrat doit rappeler que :
Il est utile de prévoir :
Cela permet d’éviter que le prestataire supporte seul les conséquences d’un retard qu’il ne maîtrise pas.
Le développement initial n’inclut pas automatiquement la maintenance.
Le contrat doit préciser :
À défaut, toute demande ultérieure devra être renégociée, ce qui génère souvent des tensions inutiles.
Enfin, le contrat doit anticiper les scénarios de sortie.
Il est recommandé de prévoir :
Cette clause protège les deux parties en cas d’échec du projet.
Un contrat de développement logiciel doit être précis, structuré et aligné sur la réalité du projet. Je peux vous aider à le rédiger.


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