Je suis régulièrement sollicité par des start-ups pour les accompagner dans leur déploiement d'un CLM.

Le constat est presque toujours le même :

  • les contrats sont dispersés,
  • les équipes utilisent plusieurs versions de templates,
  • personne ne sait vraiment quelle clause est négociable,
  • le juridique intervient trop tard

Un CLM peut résoudre une grande partie de ces problèmes, mais seulement s’il est pensé comme un outil juridique, pas comme un simple logiciel.

C’est là que l’accompagnement par un avocat prend tout son sens.

Le CLM n’est pas qu’un outil, c’est un système contractuel

Un CLM ne sert pas uniquement à stocker des contrats. Il structure toute la chaîne contractuelle.

Centraliser les contrats

Le premier bénéfice est évident. Tous les contrats sont au même endroit.

Mais l’enjeu n’est pas seulement l’archivage, il s’agit surtout de savoir :

  • quels contrats sont en cours,
  • sur quelle durée,
  • avec quels engagements,
  • et quels risques.

Sans structuration, la centralisation ne sert pas à grand-chose.

Imposer les bons templates

Un CLM fonctionne bien quand il empêche les mauvaises pratiques.

  • un seul template par type de contrat.
  • des variantes maîtrisées,
  • des clauses sensibles verrouillées.

Cela évite :

  • les modèles bricolés,
  • les copier-coller hasardeux,
  • les concessions non maîtrisées.

Structurer la signature

Le CLM permet de gérer les workflows de signature. Mais encore faut-il savoir :

  • qui valide quoi,
  • à partir de quel seuil,
  • dans quels cas une escalade est nécessaire.

Sans règles juridiques claires, le CLM ne fait que déplacer le problème.

S’intégrer aux outils business

L’intérêt du CLM est aussi opérationnel. Il doit s’intégrer au CRM, souvent Salesforce ou HubSpot.

Ce que l’avocat apporte concrètement au projet CLM

Un avocat n’est pas là pour “configurer l’outil”. Il est là pour structurer ce que l’outil va porter.

Identifier les bons contrats et les bonnes métadonnées

Un CLM repose sur des données, qui doivent être les bonnes.

Un avocat va aider à définir :

  • les typologies de contrats pertinentes,
  • les dates critiques à suivre,
  • les clauses à identifier,
  • les risques à monitorer.

Sans cela, le CLM devient une base documentaire inutile.

Mettre en place un vrai contract management

Beaucoup de startups pensent que le CLM va “faire le juridique”.

Ce n’est pas le cas.

Le CLM exécute des règles, qui doivent être définies.

L’avocat structure :

  • les circuits de validation,
  • les seuils de négociation,
  • les cas où une revue juridique est obligatoire.

Cela permet aux équipes d’avancer sans bloquer, tout en restant cadrées.

Construire des templates réellement utilisables

C’est un point clé. Un bon template CLM est un contrat pensé pour être utilisé par des équipes non juridiques.

L’avocat va :

  • simplifier la rédaction sans fragiliser le fond,
  • prévoir les variantes utiles,
  • anticiper les objections récurrentes.

Résultat : moins de négociation inutile, plus de cohérence.

Créer des playbooks exploitables par les équipes

Le playbook est souvent sous-estimé. C’est pourtant l’élément le plus utile.

Un bon playbook répond à des questions simples :

  • cette clause est-elle négociable ?
  • jusqu’où ?
  • quand faut-il escalader ?

L’avocat traduit le risque juridique en règles opérationnelles. Les équipes gagnent en autonomie et le risque reste maîtrisé.

CLM et absence de juriste interne

Beaucoup de startups n’ont pas de juriste, ou une équipe très réduite.

Dans ce contexte, le CLM devient un outil de sécurisation.

L’avocat peut :

  • structurer le système pour que les équipes puissent gérer les modifications de contrat de manière autonome,
  • former les équipes,
  • intervenir ponctuellement sur les cas complexes.

C’est souvent plus efficace qu’un recrutement trop précoce.

Conclusion

Mettre en place un CLM est une excellente décision, mais ce n’est pas juste un projet IT.

C’est un projet juridique et organisationnel.

Un avocat permet de transformer un CLM en véritable levier de croissance, plutôt qu’en simple base de contrats.

J’accompagne régulièrement des startups dans la structuration et le déploiement de leur CLM, en lien avec leurs équipes business.

Si vous envisagez ce type de projet, je peux vous aider à le faire proprement et efficacement.

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