Après l'arnaque aux formalités PI, voici une escroquerie tout aussi courante : l'arnaque au nom de domaine. Il s'agit d'un procédé qui vous encourage à enregistrer des noms de domaine sous plusieurs extensions nationales, souvent en Asie ou en Chine, à un tarif très élevé.

La meilleure solution reste de jeter le mail concerné à la corbeille et de ne pas y répondre.

Comment fonctionne l'arnaque ?

L'arnaque est simple mais efficace, et joue sur la peur du destinataire. Vous recevez un email en anglais passable vous indiquant qu'un tiers envisage d'enregistrer votre nom de domaine sous une extension asiatique. L'expéditeur prétend vérifier avec vous que ce tiers est bien autorisé à le faire.

Si vous répondez, vous serez contacté par un autre email, prétendant être une personne travaillant pour le tiers en question. L'objectif est de vous convaincre d'acheter les noms de domaine en question à un tarif bien supérieur au marché. Il n'est pas certain que quelqu'un qui suivrait l'escroquerie jusqu'au bout récupère effectivement ses noms de domaine.

Comment réagir ?

Si vous avez un doute sur la validité du mail, faites une recherche sur l'expéditeur et sa société. En pratique, il est très improbable que ce type de mail soit sérieux. Il est préférable de ne pas y répondre et de le mettre immédiatement à la corbeille.

Si vous souhaitez réellement enregistrer des noms de domaine dans l'extension de ces pays parce que vous envisagez d'y avoir une activité, je vous conseille de le faire auprès de l'organisme officiel chargé de cette tâche dans le pays concerné, ou via un registrar reconnu. Le site de l'ICANN peut vous aider à identifier l'organisme compétent. Pour la protection plus large de vos marques et noms de domaine, consultez les services de propriété intellectuelle.

Conclusion

L'arnaque au nom de domaine est un classique qui cible les entreprises ayant récemment déposé une marque ou lancé un produit. Le meilleur réflexe : ne jamais répondre, ne rien payer, et passer par un registrar officiel si vous souhaitez enregistrer des extensions supplémentaires. Si vous avez un doute sur la protection de votre marque, prenez rendez-vous.

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