Recherches d'antériorités et dépôts de marque
Dépôt de marque française (INPI), européenne (EUIPO) ou internationale, avec ou sans vérification d'antériorités.
Licences et cessions de marques
Rédaction et négociation de contrats de licence et cession de marques.
Dépôt de dessins et modèles
Dépôt de modèle français (INPI), européen (EUIPO) ou international.
Consultations
Consultations en matière de marques, droits d’auteur, dessins et modèles.
Oppositions
Dépôt et réponse aux oppositions aux marques françaises (INPI) et européenne (EUIPO).
Surveillance des dépôts de marque
Surveillance mensuelle des nouveaux dépôts de marque devant l'INPI et l'EUIPO.
Renouvellement des marques et dessins et modèles
Renouvellement de marques, dessins et modèles, en France (INPI) et au sein de l'UE (EUIPO).
Audit de portefeuille de marques
Audit de vos marques afin de vérifier leur périmètre et les risques afférents.
Mise en demeure pour contrefaçon
Envoi de mise en demeure à un contrefacteur pour faire cesser une atteinte à vos droits.
Pour un éditeur SaaS, la propriété intellectuelle n'est pas un sujet théorique. C'est le socle sur lequel repose la valeur de l'entreprise : le nom du produit, le code source, l'interface, le design, la documentation technique. Chacun de ces éléments peut être protégé, mais aucun ne l'est automatiquement de manière suffisante.
Le nom de votre logiciel est souvent la première chose que vos clients retiennent. Si ce nom n'est pas déposé comme marque, n'importe qui peut l'utiliser — ou pire, le déposer avant vous.
Le dépôt de marque se fait auprès de l'INPI pour la France (articles L.711-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle) ou de l'EUIPO pour une protection dans l'ensemble de l'Union européenne. Le choix entre marque française et marque de l'UE dépend de votre marché : si vos clients sont en France uniquement, une marque INPI suffit. Dès que vous commercialisez votre SaaS dans d'autres pays européens, la marque de l'UE devient plus pertinente — et souvent plus économique qu'une série de dépôts nationaux.
Les erreurs que je rencontre le plus souvent à ce stade : choisir une marque trop descriptive (un signe qui décrit simplement ce que fait le logiciel sera refusé à l'enregistrement), viser les mauvaises classes de produits et services (la classification de Nice comporte 45 classes — il faut cibler celles qui correspondent réellement à votre activité), ou négliger la recherche d'antériorités et découvrir après le dépôt qu'un tiers détient déjà un signe similaire.
J'ai conçu un guide pratique du dépôt de marque qui couvre ces questions étape par étape.
Le code source d'un logiciel est protégé par le droit d'auteur dès sa création, à condition qu'il soit original (article L.112-2 du Code de la propriété intellectuelle). Vous n'avez pas besoin de le déposer pour bénéficier de cette protection. En revanche, en cas de litige, vous devrez prouver que vous en êtes l'auteur et la date de création.
Les interfaces graphiques et le design de votre logiciel peuvent également être protégés par le droit d'auteur (si elles sont originales).
Si vous utilisez des briques open source dans votre produit, la vigilance s'impose. Les licences libres ne sont pas toutes équivalentes : certaines (comme la GPL) imposent de redistribuer votre propre code sous la même licence, ce qui peut être incompatible avec un modèle SaaS propriétaire. D'autres (MIT, Apache 2.0) sont plus permissives mais comportent tout de même des obligations à respecter.
Déposer une marque ne suffit pas. Il faut aussi la surveiller. Chaque mois, des centaines de nouvelles marques sont déposées devant l'INPI et l'EUIPO. Si un tiers dépose un signe trop proche du vôtre, vous disposez d'un délai de deux mois à compter de la publication pour former opposition. Passé ce délai, la procédure devient plus lourde et coûteuse.
Je propose à mes clients une surveillance mensuelle des nouveaux dépôts, couplée à une analyse de risque. Quand une opposition est nécessaire, je la rédige et la soutiens devant l'INPI ou l'EUIPO. Dans les cas de contrefaçon avérée — un concurrent qui copie votre nom, votre interface ou vos contenus — la première étape est généralement une mise en demeure, avant d'envisager une action judiciaire si nécessaire.
Oui, et c’est même conseillé. Vous pouvez déposer une marque dès que vous avez choisi un nom, même si votre produit ou service n’est pas encore commercialisé. C’est important car tant que la marque n’est pas déposée, vous n’avez aucun droit exclusif sur le nom. Si vous commencez à communiquer sans protection, un tiers peut déposer le nom avant vous ou vous interdire de l’utiliser. Déposer la marque en amont permet de sécuriser votre identité, d’éviter les litiges et de travailler sereinement sur votre lancement. C’est une étape simple qui peut vous éviter des complications coûteuses par la suite.
Vous pouvez déposer une marque seul, directement sur le site de l’INPI. C’est accessible, mais cela ne garantit pas que votre dépôt soit valable ou bien protégé. Sans accompagnement, vous risquez de choisir une marque non valable juridiquement (trop descriptive, trompeuse ou déjà utilisée), de viser des classes inadaptées, ou de ne pas détecter une marque similaire déjà enregistrée. Cela peut entraîner un refus, une opposition ou une protection incomplète. Un avocat vous aide à éviter ces erreurs. Il vérifie que votre marque est juridiquement valable, recherche d’éventuels conflits, choisit les bonnes classes en fonction de votre activité et vous propose une stratégie adaptée, notamment si vous visez plusieurs pays.
Le dépôt se fait en ligne, généralement auprès de l'INPI pour une marque française. Voici les étapes principales : D'abord, on vérifie que la marque n'est pas déjà utilisée ou déposée par quelqu’un d’autre. Ensuite, il faut choisir les classes, c’est-à-dire les produits ou services que la marque va protéger. Une fois ces choix faits, on remplit le formulaire de dépôt en ligne en indiquant le nom (et éventuellement le logo), les classes choisies, et le nom du titulaire. La demande est ensuite publiée pendant deux mois. Pendant ce délai, des tiers peuvent s’opposer au dépôt s’ils estiment que la marque porte atteinte à la leur. Si aucune opposition n’est faite, ou si elle est rejetée, la marque est enregistrée. Elle est alors protégée pour dix ans, renouvelables.
Une recherche d’antériorités permet de vérifier si une marque identique ou trop proche existe déjà. Elle sert à éviter de déposer une marque qui pourrait être refusée ou attaquée par un tiers. Sans cette vérification, vous risquez de perdre votre dépôt, d’être contraint de changer de nom en urgence ou même d’avoir à indemniser un titulaire de marque plus ancien. C’est une étape essentielle avant tout dépôt, même si elle n’est pas obligatoire.
La marque française, déposée auprès de l'INPI, protège votre signe uniquement en France. La marque de l'Union européenne, déposée auprès de l'EUIPO, couvre les 27 États membres en un seul dépôt. Le choix dépend de votre marché : si vous commercialisez votre SaaS exclusivement en France, une marque INPI suffit. Dès que vous avez des clients dans d'autres pays européens, la marque de l'UE est généralement plus pertinente et plus économique qu'une série de dépôts nationaux. Il est aussi possible de combiner les deux pour bénéficier d'une double protection sur le territoire français.
Les licences open source ne sont pas toutes équivalentes. Certaines, comme la GPL, imposent de redistribuer votre propre code sous la même licence si vous intégrez des composants GPL dans votre produit. Cela peut être incompatible avec un modèle SaaS propriétaire, même si le SaaS n'est pas « distribué » au sens classique du terme — la question fait encore débat selon les licences. D'autres licences (MIT, Apache 2.0) sont plus permissives mais comportent des obligations qu'il faut respecter, notamment en matière de mention de copyright. Avant d'intégrer un composant open source, il est important de vérifier la licence applicable et sa compatibilité avec votre modèle commercial.
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